10/06/2003

Chapitre 1: La Reconstruction (suite)

Un jour par semaine, chaque personne était autorisée à une sortie d’une heure. La possibilité pour certaines familles de retrouver les joies d'avant guerre, et de se réunir autour d’un bon pique-nique réjouissaient tout le monde. C’était également le moment propice pour se remémorer les bons souvenirs et pour établir des plans d’avenir. Les enfants s’amusaient entre eux. Plus question ici de consoles ou d’ordinateur multimédia, les jeux d’antan étaient redevenus à la mode. On en fabriquait avec ce qu’on pouvait trouver sur les sites délabrés. Une vieille boîte de conserve pouvait faire office de ballon. Des vieux pneus permettaient d’organiser des courses... Trois fois rien mais cela faisait le bonheur des enfants. Une fois toutes les familles réunies, les premières causeries battaient la chamade. Ils se murmuraient que le gouvernement en place - les rares survivants avaient mis sur pied une cellule de crise - était à la recherche de nouveaux endroits habitables. Ceux de la Terre ayant été dévastés, ils fallaient absolument émigrer vers de nouvelles contrées, voir vers de nouvelles planètes. Miraculeusement, toute l’infrastructure spatiale avait échappé à la destruction. Il faut préciser que celle-ci se trouvait ensevelie des kilomètres sous terre. Elle était donc à l'abri de toute attaque venant de l'extérieur. Mais avant d’entreprendre quoi que ce soit, la priorité était à la reconstruction. Depuis une semaine, on pouvait voir s’élever les premières maisons. Pas question encore de parler de gratte ciels. Il s’agissait de petits endroits habitables pour une famille de maximum quatre personnes.  Pour ce faire, De petits groupes étaient envoyés ici et là dans les villes dévastées. Le trajet pouvait durer des jours. Il ne fallait plus compter les moyens de transport, ceux-ci avaient également disparu. On chaussait ses vieilles bottines, un balluchon dans le dos avec toutes les provisions nécessaires pour pouvoir tenir quelques jours. Il fallait en effet ramener le plus de matériaux épargnés. Mais ce sont surtout les outils de première utilité qui étaient les bienvenus. Truelle, marteau, hache,… tout était bon. Les premières habitations ont été érigées grâce à la récupération de briques. Ils n’étaient pas difficiles pour les hommes d’en trouver. Présentes autour et au milieux des décombres, les briques étaient une fantastique monnaie d’échange. Elles permettaient en effet de nourrir des familles entières. Dix briques étaient égales à 1 kg de farine. L’argent n’existait plus. Pour ceux qu en possédaient encore, il ne valait plus rien.

A suivre...



09:00 Écrit par Nicolas Romain | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

mais plus... On veut du sexe dans l'histoire, du sexe...un peu d'érotisme...

Écrit par : Zorglub | 14/06/2003

AVIS Je trouve que tu manques de style : on dirait un résumé ; il n'y a pas de personnages pour l'instant. J'aurais commencé par une scène de vie : imagine un couple qui va à ce pique-nique d'1 heure. Tout ce qu'ils ressent, la joie de trouver une vieille boîte de conserve, de juoer au foot avec toutes ces choses banales qui pour eux deviennent extraordinaire. Là tu nous balances toute l'histoire, laisses nous deviner la guerre, laisses nous trouver cela étonnant qu'ils se réjouissent autant de ce pique-nique ! Trouve un ton à ton livre car là on dirait les informations !!!
tu as encore beaucoup à travailler mais continue !

Écrit par : dounivinc | 17/06/2003

Mais pourtant....... dounivinc a raison, l'histoire manque de personnalité, les personnages ne sont pas bien présentés, il n'y a pas d'âme dans le texte.
Mais le scénario pourrait tenir très bien la route. Fait comme douvinic dit, commence par une ambiance, des personnages, et fais nous découvrir petit-à-petit ce qur leur quotidien est devenu. Car on devine presque dans le texte que Kyle, Lydie et les enfants seront parmis les selectionnés.
Mais continue j'aime bien ton scénario, et j'attend la suite


Écrit par : eric | 19/06/2003

Hey camarade ? La suite, per favor ? Cela fait des jours qu'on ne voit venir sur ton blog. Le cataclysme nucléaire aurait-il repris sur terre ? ;)

Écrit par : mobidic | 21/06/2003

Des choux de Bruxelles Jules a retrouvé sa femme dans une cité abandonnée d'où tous les habitants ont fuit. Il ne reste qu'un amas de gravas mais l'air ne semble pas avoir été contaminé. Germaine ne sait plus comment elle est arrivée dans ce lieu. Elle s'est relevée en voyant Jules comme s'il s'agissait d'une apparition. Jules en voyant son adorée avec ses quatre jambes sous sa jupe n'en croyait pas ses yeux. Elle était là vivante. Dieu avait exhaussé ses souhaits. Elle eut un sourire qui fit apparaître ses belles dents blanches dans son visage noir de poussière et, soudain, elle leva sa jupe pour laisser sortir le petit Casimir qui se cachait dans les jupes de sa mère. Jules fit un bon de joie et couru serrer dans ses bras les personnes qui lui étaient le plus chère.
Sur un lopin de terre noire et grasse où subsistait un arbre, Jules entrepris de construire une cabane pour abriter sa petite famille. Au milieu des gravas, il subsistait des planches en quantité, certaines avec des clous tordus, d'autres toutes belles. Un grand pan de roofing, toile goudronnée pour protéger le toit de la pluie jonchait le sol. Patiemment à l'aide d'une masse en pierre en forme de gros galet, il commença à bâtir sa maison. Le petit Casimir ayant retrouvé ses parents, s'affranchissait de cet espace de désolation qui l'entourait et jouait tout seul en réinventant les amis d'avant, avec qui il jouait si souvent. Il leur parlait, les faisait revivre... Germaine, glanait tous les jardins à la ronde pour trouver de quoi faire bouillir la marmite du soir. Elle surpris tout le monde quand de loin on entendit des cris de joie. Jules et Casimir se mirent à courir dans la direction d'où venaient les appels. Germaine avait trouvé des pieds de choux de Bruxelles qui avaient résisté au cataclysme et qui étaient encore consommables. Tous les trois dansaient en rond autour de cette manne providentielle.

Écrit par : Ian | 30/03/2010

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