09/06/2003

Chapitre 1: La Reconstruction (suite)

Après la guerre, des millions de familles étaient morcelées. Il ne restait parfois plus que les parents pour pleurer leurs enfant ou les enfants pour pleurer leurs parents. C’était le temps de la débrouille. Tout le monde naviguait dans le même bateau. Les survivants se retrouvaient par milliers dans les casernes des soldats aménagés en abris de fortune. Sortes d’énormes bunkers situés à des dizaines de kilomètres sous terre, ceux-là même qui avaient été épargnés par les armes nucléaires, chimiques et bactériologiques. Chaque bunker avait son représentant et chaque représentant, ses conseillers. Ils n’étaient pas de trop pour organiser la reconstruction de leur quartier. Un bunker était égal à un quartier, ce qui facilitait grandement la tâche. Chacun avait son mot à dire et chacun, et de par son expérience, s’investissait dans son domaine de prédilection : l’industrie, la maçonnerie, l’agriculture, etc.  Kyle avait eu de la chance car il n’avait perdu aucun membre de sa famille. Sa femme, Lydie et ses deux enfants, Josh et Sarah, avaient été épargnés, ce qui n’était malheureusement pas le cas de tout le monde. Kyle est ingénieur. Il est donc utilisé dans le réaménagement des routes, des ponts et des usines. L’homme d’à peine trente ans dirigeait une équipe d’une dizaine d’hommes. Avant la guerre, il possédait une petite entreprise dans laquelle travaillaient plusieurs architectes. Ils s’occupaient notamment de l’aménagement des quartiers délabrés de la ville. Tous avaient perdu la vie. En tout cas, Kyle n’avait reçu aucune nouvelle de leur part. Lydie enseignait dans une petite école dans laquelle Josh et Sarah se rendaient tous les jours. Aujourd’hui, c’était elle qui faisait la leçon pour les enfants restés en vie. Chaque jour, ceux-ci se rendaient dans une pièce annexe pour se réunir autour de la maîtresse. Il s’agissait d’une forme de thérapie. Chacun avait la possibilité de s’exprimer ce qu’il avaient vécu ou simplement, sur ce qu’ils ressentaient. Pour ça, Lydie était douée car en plus de ses cours pour devenir institutrice, elle avait suivi des modules en psychologie. Elle s’était imaginée que ceci pourrait un jour lui servir. A juste titre.

 

A suivre...



15:05 Écrit par Nicolas Romain | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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